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Donnees INSEE : 998 habitants (en 2009)
La commune de Mison, qui s’étend sur 3172,28 hectares, regroupe Mison Village, les Armands et la Silve. Elle est située à 13 km au Nord Ouest de Sisteron et 53 km au Nord Ouest de Digne. Elle se distingue, entre autres, par son château féodal et sa campagne vallonnée.
Elle est la patrie d’Ernest Esclangon, célèbre astronome physicien, inventeur de l’horloge parlante.
Monsieur le Maire : M. Robert GAY
Les représentants à l’EPCI :
M. Robert GAY, M. Didier CONSTANS, M. Bruno MALGAT et M. Daniel ROBERT, M. JL Ré, Mme M. Foucher.
Horaires d’ouverture :
du lundi au vendredi de 8h à 12h, le mardi de 16h30 à 19h30 et le jeudi de 14h à 17h
Contact: mairie.mison@wanadoo.fr
Tel : 04 92 62 21 17
Fax : 04 92 62 24 70
Mison ne compte pas moins de 3 églises (chapelle Notre Dame de la Baume, chapelle Saint Roch, église paroissiale Saint Pierre) entièrement rénovées. Perché sur une table rocheuse, le vieux château domine le village avec son horloge et son four banal, un des derniers de la région.
On peut aussi observer à la Mairie l’horloge parlante datant de 1933, œuvre d’Ernest Esclangon, célébrité locale. Enfin son lac collinaire offre un cadre naturel exceptionnel.
Mison est une commune dynamique, la population a doublé ces 20 dernières années pour atteindre pratiquement le millier d’habitants. Des commerces (boulangerie, épicerie) on été créés grâce à l’initiative de la commune; une école neuve a vu le jour en 2001.

La vie associative de la commune est très prospère. Mison compte un foyer culturel et sportif, une chorale, le Football Club Misonnais et bien d’autres.
Sont organisés chaque année des repas, bals, lotos, vide greniers…
De plus l’association « Amis-on fait la fête » organise en période d’été des rendez-vous culturels et musicaux comme par exemple la fête des vieux métiers au village.
1. Place des Armands. Ernest Esclangon Le hameau des Armands est né au XVIe siècle, il s’est développé au siècle suivant, en lien avec la grande route menant en Dauphiné. Il tire son nom d’une famille locale qui acheta la seigneurie en 1637. De nombreux lieux-dits de la commune portent ainsi le nom ou le sobriquet de leurs propriétaires fondateurs. Son essor se poursuit aujourd’hui, toujours en lien avec la route nationale qui le traverse. Il abrite le coeur administratif de la commune et y honore l’un de ses enfants, un homme de réputation nationale nommé Ernest Esclangon. Ce dernier naquit aux environs du village de Mison à la fin du XIXe siècle et passa le plus clair de son temps les yeux tournés vers les astres. Ce brillant élève quitta son village natal pour l’école normale supérieure puis il se fit astronome et officia à l’observatoire de Bordeaux à partir de 1905. Il enseigna dès 1919 à la Faculté de Sciences de Strasbourg. Ses travaux, publications et conférences firent autorité, et notamment ses découvertes en mathématiques, en physique et en astronomie. Nous lui devons notamment l’invention de l’horloge parlante de l’observatoire de Paris dont il fut le directeur à partir de 1929. Le Midi ne fut pas oublié. Ernest Esclangon prit une part active à la création de l’observatoire de Haute Provence dans le village de Saint Michel près de Forcalquier. La mairie de Mison abrite une horloge créée par lui. 2. Le château et sa restauration Une enceinte enveloppe l’affleurement rocheux tabulaire dominant le vieux village de Mison. Galets et de moêllons maçonnés y sont mêlés. Dès le XIIIe siècle, une vaste forteresse constituée de quatre corps de bâtiments groupés autour d’une cour centrale occupa ce plateau en poudingue battu par les vents. Flanquée de tours carrées, elle ouvrait sa porte principale du côté de la rivière. Une seconde, plus petite, donnait sur le village. Ce fut un haut lieu de l’histoire de la puissante famille des Mévouillon dont la lignée apparaît aux alentours de l’an mil et qui disposait d’au moins vingt-huit châteaux à la fin du XIe siècle. Les vastes dimensions du château de la branche des Mison étaient destinées, en cette période de fortes rivalités féodales, à impressionner les petits fiefs des vallées voisines. Celui-ci constituait, de plus, l’avancée méridionale de leur vaste domaine appelé les Baronnies. Le comte de Provence acheta le fief en 1263 et le château se maintint jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Ses vestiges sont aujourd’hui restaurés. Seuls quelques murs subsistent du village médiéval, blôti au pied du château. Le petit beffroi surmonté d’un campanile marque l’emplacement d’une porte de son enceinte. Le XVIIe siècle, très favorable à la démographie locale, a vu les habitations s’étendre en contrebas. La chapelle Saint-Roch fut édifiée sur la place à cette période. On la plaça sous l’invocation de ce saint car il est renommé pour protéger de la peste et l’épidémie occasionna de grands ravages en Provence en1630. 3. Le lac Créé dans les années 1950 sur l’emplacement d’une zone marécageuse, ce lac collinaire a pour vocation première de retenir l’eau indispensable à l’arrosage des vergers du plateau. C’était le temps où les troupeaux de moutons cédaient la place aux pommiers. Ce plan d’eau a donc un peu plus de cinquante ans, le paysage environnant s’est largement modifié depuis sa création. Son bosquet de trembles perpétuellement frissonnants y prospère, tout comme les roselières peuplées d’une variété rare, celle du jong des tonneliers. Les lieux hébergent plus de cent cinquante espèces d’oiseaux. Il faut dire que ce plan d’eau se situe entre les deux grandes voies de migration que sont la Durance et le Büech. De nombreuses espèces protégées y font étape, et notamment la cigogne, la grue cendrée, le héron pourpré et le chevalier gambette au nom si évocateur. Les rapaces occupent ses abords, l’Aigle royal, le circaète Jean-le-Blanc y volent en compagnie du busard Saint-Martin et du faucon pèlerin. Vous savez certainement qu’ils n’aiment pas être dérangés. Merci de vous faire discrets. Ne les perturbez pas. S’ils sont occupés ailleurs le jour de votre visite, pourquoi ne pas vous laisser aller à la poésie de leurs noms ? Le Butor étoilé, le Crabier chevelu, la Lusciniole à moustaches, le Gorgebleue à miroir … Données scientifiques issues des travaux de recherche fondamentales et appliquées sur les oiseaux menées par monsieur Roger Garcin, chercheur, bagueur formateur, collaborateur scientifique du CRBPO-MNHN de Paris, 30, route de la Justice à Gap.