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Donnees INSEE : 111 habitants (en 2009)
A quelques kilomètres avant d’arriver à St Geniez vous trouverez sur votre gauche, dans le défilé de Pierre Ecrite, une inscription du Vème siècle, gravée à même le rocher à la gloire de CL. P. Dardanus venu fonder en ce lieu, vers 420, une cité qu'il nomma Théopolis.
Tout laisse à croire qu’il s’agirait du village de St Geniez, ou plus précisément de Chardavon, hameau de la commune.
Monsieur le maire : M. Michel Manceau
Représentants de l’EPCI : M. Michel MANCEAU et M. Alain DE MORTIER
Horaire d’ouverture : le mercredi et le vendredi de 8h30 à 17h
Permanence du Maire : sur rendez-vous
Adresse:
Mairie Le village 04200 Saint-Geniez
Téléphone : 04.92.61.27.97 ou 04.92.62.64.15
Fax : 04 92 61 11 85
Le village s'élèverait donc soit sur les fondements de la ville Théopolis de Dardanus, soit sur les fondements de la villa romaine de Dardanus… Dans l'église, vous pourrez admirer une vierge d'albâtre (XVII' siècle) provenant de la chapelle de Dromon.
A l’est du village se dresse sur la crête d'un profond ravin, le rocher de Dromon ; on a trouvé à son sommet les restes d'un oppidum. Le suintement de la corniche alimente, dans une petite cavité naturelle, la fontaine du Corbeau. Au pied de ce rocher, une chapelle suscite encore un pèlerinage, dans ce site grandiose, elle s'accroche au rocher de Dromon et date du XVlIe siècle, mais recouvre une curieuse crypte d’un puissant intérêt (fertilité) VIIIe ou IXe siècle, martyrium sans doute dédié, lui aussi, au préfet des Gaules : Dardanus.
Le rocher lui-même était couronné au XIV' siècle encore d'une tour de défense.

1. Pierre-Ecrite Vous voici aux abords du petit défilé, sur le lieu-dit Pierre-Ecrite. Le rocher vertical qui clôt le défilé porte en effet, gravée dans la pierre, une curieuse inscription latine datée de la fin du Ve siècle de notre ère. Vous pourrez en lire la traduction sur le panneau implanté à proximité. Il s’agit d’un remerciement donné par les habitants du lieu à l’ancien préfet du prétoire des Gaules nommé Claudius Postumus Dardanus. Ce fut l’homme le plus puissant de la Gaule, il fit aménager une route à travers le défilé rocheux et fortifia les terres qui s’étendent à l’est. Son épouse Nevia Galla en était propriétaire. Ces lieux se nomment Théopolis d’après l’inscription. Il s’agit d’un nom grec qui signifie « la ville de Dieu ». Au Ve siècle, il était d’usage de donner ainsi des noms grecs, bien que le latin soit la langue courante. L’inscription est parsemée de sortes de cœurs gravés. Ce sont des feuilles de lierre telles que celles que l’on voit sur les tombeaux romains. Dardanus était sans doute décédé lorsqu’elle fut gravée. Cette Theopolis n’a cependant jamais été localisée, sans doute même cette ville n’exista-t-elle jamais. On suppose que Dardanus, son épouse et sa suite se réfugièrent ici, dans leur domaine, lors des invasions barbares du début du Ve siècle, dans une villa qui s’y trouvait et portait ce nom. Sans doute fut-elle nommée Theopolis car Dardanus, récemment converti au christianisme, écrivait à saint Augustin. Ce dernier rédigeait alors sa « Cité de Dieu » et Dardanus lui rendit hommage. 2. Chardavon Il est difficile, lorsque l’on compte les quelques maisons qui composent le hameau de Chardavon, d’imaginer que ce fut le centre d’une petite commune jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ce fut pourtant le cas. De telles communes de poche, dont les limites se sont calquées sur les terroirs d’ancien régime, ont ainsi traversé le temps. Les pentes des adrets étaient dévolus aux labours, les zones hautes à l’élevage. Le versant qui se trouve à l’ubac a été reboisé au début du XXe siècle. Un monastère dépendant de celui de Saint-Victor de Marseille s’est établi dans ce terroir dès l’an mil, il en est rapidement devenu le seigneur. Entièrement ruiné lors des crises du XIVe siècle, il ne s’en releva pas et les moines s’installèrent au quartier de la Baume de Sisteron. L’on ne sait où il se trouvait exactement. Peut-être en rive gauche du petit ruisseau qui traverse ce bassin perché, et peut-être en rive droite. Il est aussi permis de penser que ces moines ont succédé, quelques siècles plus tard, au groupe de chrétiens installés là par le préfet des Gaulles Dardanus, dans la mystérieuse Theopolis, introuvable à ce jour. Vous remarquerez la présence d’un cimetière minuscule, côté ubac. Une sorte de chapelle semble occuper sa partie occidentale. Il s’agit en réalité d’un tombeau, mais ce cimetière s’inscrit dans le périmètre d’une ancienne église dont les premières assises en constituent les murs de clôture. Mais toute l’énigme reste entière : s’agit-il de l’église paroissiale ou bien de celle du monastère ? 3. Dromon Une tour de guet surmontait au moyen âge le rocher de Dromon qui pose ici sa curieuse silhouette sur le ciel. C’était l’un des éléments du système défensif du village fortifié du même nom, bâti au sud du relief. L’agglomération comptait environ cinq cent habitants et constituait l’une des étapes du chemin qui, venant des berges de la Durance, gagnait la vallée de Sasse plus au nord. C’était aussi un chemin de transhumance. Ce village fut ruiné à la fin du XIVe siècle et déserté à jamais. La chapelle Notre Dame est implantée à l’ubac du rocher. Edifiée au XVIIe siècle, elle a perdu son clocheton au XXe, mais les fidèles s’y pressent toujours lors du pèlerinage de juillet. Une petite crypte du haut moyen âge s’y cache. On y accède par un escalier exigu qui s’ouvre dans la nef de la chapelle. Parfaitement orientée, elle recèle trois piliers et leurs chapiteaux. L’un d’eux, très fruste, est en grès. Les deux autres, taillés dans un gypse fortement déshydraté localement appelé albâtre, propose des décors typiquement médiévaux : couronnes et fascines pour l’un, paons et têtes de béliers pour l’autre. Colonnes et chapiteaux sont utilisés en réemploi. Ils proviennent vraisemblablement de l’église ruinée du village de Dromon, autrefois dédiée à Saint-Michel. Des sépultures cernent l’édifice. Sans doute doit-on voir là la fonction de ce lieu de culte. Les villages médiévaux campés sur le rocher ne pouvant pour cette raison créer un cimetière autour de leur église l’implantaient plus loin, une chapelle y était alors bâtie.
Pour en savoir plus... www.saint-geniez.net ou www.sisteron.com